@book {436,
	title = {Interroger l{\textquoteright}intensit{\'e}},
	year = {1999},
	pages = {192},
	publisher = {Trois},
	organization = {Trois},
	address = {Laval},
	abstract = {<div>R{\'e}sum{\'e} descriptif:</div><div>\&nbsp;</div><div>Divis{\'e} en deux parties, Interroger l\&rsquo;intensit{\'e} donne {\`a} lire les mouvements de l\&rsquo;{\'e}criture {\`a} travers une s{\'e}rie d\&rsquo;essais qui t{\'e}moignent du cheminement de Louise Warren dans sa pratique et dans son travail d\&rsquo;atelier. Dans la premi{\`e}re partie, dont le titre est {\'e}ponyme {\`a} celui de l\&rsquo;ouvrage, l\&rsquo;auteure tente de d{\'e}finir ce qu\&rsquo;est l\&rsquo;intensit{\'e} en regard de son travail cr{\'e}ateur et de sa perception de la po{\'e}sie. Pour elle, \&laquo;l\&rsquo;intensit{\'e} fait appel {\`a} un niveau d\&rsquo;activit{\'e} qui d{\'e}passe la mesure ordinaire, autant par augmentation que par diminution\&raquo; (p. 26). En ce sens, l\&rsquo;intensit{\'e} doit {\^e}tre per{\c c}ue comme une descente, comme une chute, voire {\'e}prouver le cr{\'e}ateur par et dans la chute afin de l\&rsquo;inscrire dans un rapport de saisissement et de dessaisissement devant l\&rsquo;{\oe}uvre. Le dessaisissement se traduisant pour l\&rsquo;auteure par \&laquo;cet {\'e}tat de r{\'e}ceptivit{\'e} intense o{\`u} l\&rsquo;on est hors de soi tout en ayant conscience que l\&rsquo;on touche au plus pr{\`e}s de soi\&raquo; (p. 100).</div><div>\&nbsp;</div><div>Dans la seconde partie, \&laquo;Ateliers\&raquo;, Warren met {\`a} l\&rsquo;{\'e}preuve sa propre d{\'e}finition de l\&rsquo;intensit{\'e} en regard d\&rsquo;{\oe}uvres de plusieurs artistes. En quelque sorte, elle interroge le mouvement qu\&rsquo;est \&laquo;cette descente et cette remont{\'e}e qui donnent forme {\`a} une {\oe}uvre\&raquo; (p. 28) {\`a} travers des modes d\&rsquo;expression qui vont de la po{\'e}sie {\`a} la photographie en passant par la peinture, la lecture, la danse, la sculpture et les collections d\&rsquo;objets. Plus encore, elle porte un regard sur ces {\oe}uvres qui non seulement rend lisible l\&rsquo;exp{\'e}rience de l\&rsquo;intensit{\'e}, mais qui s\&rsquo;invente {\'e}galement {\`a} chaque fois, diff{\'e}rent. Ce regard, par la proximit{\'e} qu\&rsquo;il entretient avec les {\oe}uvres, interroge l\&rsquo;espace de la cr{\'e}ation : \&laquo;le temps de la r{\'e}p{\'e}tition, le travail d\&rsquo;{\'e}criture, l\&rsquo;exp{\'e}rience de lecture\&raquo; (p. 12). S\&rsquo;il conduit {\`a} une plus grande r{\'e}ceptivit{\'e}, le regard permet aussi d\&rsquo;accueillir en soi la sensation, de faire {\'e}merger sa propre voix des profondeurs.</div><div>\&nbsp;</div><div>R{\'e}sum{\'e} interpr{\'e}tatif:</div><div>\&nbsp;</div><div><div>Une image a accompagn{\'e} Louise Warren tout au long de son rituel d\&rsquo;{\'e}criture et de sa r{\'e}flexion sur l\&rsquo;intensit{\'e}, celle de Virginia Woolf s\&rsquo;enfon{\c c}ant dans l\&rsquo;Ouse, les poches remplies de galets. Elle {\'e}crit : \&laquo;c\&rsquo;est cette femme que je regardais avancer dans l\&rsquo;eau, souveraine, sans remonter le tissu de sa jupe vers elle. Je la vois encore : elle entre, elle marche, elle glisse et je la suis.\&raquo; (p. 32) Cette image pr{\'e}figure d{\'e}j{\`a} tous les enjeux abord{\'e}s par Warren, dans Interroger l\&rsquo;intensit{\'e} : la chute, la descente, la mort et le vide. Par le th{\`e}me de l\&rsquo;eau, l\&rsquo;auteure {\'e}voque {\'e}galement la descente inscrite dans le mouvement de l\&rsquo;{\'e}criture po{\'e}tique, une descente {\`a} la recherche de sa propre voix. Elle demande aux po{\`e}tes, Plath, H{\'e}bert, Michaux ou Ponge, entre autres, de justement la mener \&laquo;au-dessous de la langue, {\`a} la rencontre de [la] sienne\&raquo; (p. 40), cette voix qu\&rsquo;elle entend venir de l\&rsquo;eau et qui ne lui appara{\^\i}tra que par l\&rsquo;exp{\'e}rience des profondeurs.</div><div>\&nbsp;</div><div>En cela, l\&rsquo;intensit{\'e} correspond pour Warren non seulement {\`a} une qu{\^e}te de langage et de sens, mais {\'e}galement aux mouvements de l\&rsquo;{\'e}criture, {\`a} \&laquo;ces jeux d\&rsquo;{\'e}quilibre et de d{\'e}s{\'e}quilibre qui cr{\'e}ent le rythme\&raquo; (p. 28). En d\&rsquo;autres termes, c\&rsquo;est par l\&rsquo;intensit{\'e} que Warren questionne sa propre voix po{\'e}tique, l\&rsquo;{\'e}criture ainsi que des modes d\&rsquo;expression telles la peinture, la photographie, la danse et la sculpture. Selon Deleuze, \&laquo;la plupart des auteurs qui se sont confront{\'e}s {\`a} ce probl{\`e}me de l\&rsquo;intensit{\'e} dans la sensation semblent avoir rencontr{\'e} cette m{\^e}me r{\'e}ponse : la diff{\'e}rence d\&rsquo;intensit{\'e} s\&rsquo;{\'e}prouve dans une chute\&raquo; (p. 27). Toutefois, cette chute n\&rsquo;implique pas tant, pour l\&rsquo;auteure, une descente qu\&rsquo;\&laquo;une travers{\'e}e de l\&rsquo;air, de l\&rsquo;espace, de la couleur ou, pour l\&rsquo;{\'e}criture de [son recueil] Noy{\'e}e quelques secondes, de l\&rsquo;eau\&raquo;(p. 28). Dans la chute, c\&rsquo;est tout le corps qui est mis {\`a} l\&rsquo;{\'e}preuve, qui doit entrer dans le noir de l\&rsquo;{\'e}criture afin de p{\'e}n{\'e}trer le regard de l\&rsquo;autre et de s\&rsquo;ouvrir un espace de fiction.\&nbsp;</div><div>\&nbsp;</div><div>Aussi, lorsque Warren dit des sculptures d\&rsquo;Alberto Giacometti, debout, droites, filiformes et les bras pendus au corps, qu\&rsquo;elles \&laquo;traversent l\&rsquo;espace telle une chute\&raquo; (p. 27), c\&rsquo;est tout le rapport {\`a} l\&rsquo;{\'e}criture qu\&rsquo;elle questionne {\`a} travers la sensation, l\&rsquo;{\'e}tonnement, l\&rsquo;immobilit{\'e} et la crise. Pour elle, la chute correspond au saisissement et au dessaisissement cr{\'e}ateur, {\`a} l\&rsquo;intensit{\'e} \&laquo;d\&rsquo;une r{\'e}ceptivit{\'e} qui permet de recevoir le tremblement, l\&rsquo;inqui{\'e}tude, la tension pr{\'e}alable {\`a} l\&rsquo;{\'e}criture\&raquo; (p. 75). De fait, non seulement la chute participe du saisissement-dessaisissement dans le travail d\&rsquo;atelier de Louise Warren, mais elle est {\'e}galement {\`a} comprendre comme un passage vers la sensation, pour reprendre une expression de Deleuze, comme une marche, une avanc{\'e}e dans l\&rsquo;espace du po{\`e}me.</div><div>\&nbsp;</div><div>Enfin, si le th{\`e}me de l\&rsquo;eau permet {\`a} Louise Warren d\&rsquo;explorer de nouveaux territoires, entre la surface et la profondeur, la noyade et le reflet, il la conduit avant tout {\`a} la question de la voix, de la mati{\`e}re. Pour elle, l\&rsquo;image du lac s\&rsquo;est trouv{\'e}e l{\`a} pour faire entendre \&laquo;cette bouche ouverte au fond de l\&rsquo;eau, [...] cette voix souterraine\&raquo; (p. 32) {\`a} laquelle elle tente de donner vie. C\&rsquo;est cette voix , dans son po{\`e}me Noy{\'e}e quelques secondes, qu\&rsquo;elle donne {\`a} lire, cette voix qu\&rsquo;elle sculpte et invente {\`a} travers le langage po{\'e}tique. Ainsi, c\&rsquo;est par l\&rsquo;exp{\'e}rience des profondeurs que l\&rsquo;auteure s\&rsquo;int{\'e}resse {\`a} l\&rsquo;eau, \&laquo;{\`a} sa mati{\`e}re {\'e}nigmatique et fuyante\&raquo; (p. 28), son immensit{\'e}. Et l\&rsquo;eau du lac n\&rsquo;est pas un espace ouvert, mais un \&laquo;lieu limit{\'e}, enveloppant et secret\&raquo; (p. 36), donnant acc{\`e}s aux mouvements de l\&rsquo;{\'e}criture po{\'e}tique, {\`a} son rythme, son souffle.</div><div>\&nbsp;</div></div><p>Source : Interligne - UQ{\`A}M (http://www.interligne.uqam.ca/pages/liste_biblio.asp)</p>},
	issn = {978-2-89295-244-5},
	author = {Louise Warren}
}
@mastersthesis {671,
	title = {Noy{\'e}e quelques secondes suivi de Interroger l{\textquoteright}intensit{\'e}},
	volume = {Ma{\^\i}trise en {\'e}tudes litt{\'e}raires},
	year = {1995},
	pages = {151},
	school = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Montr{\'e}al},
	address = {Montr{\'e}al},
	keywords = {art, artistique, cr{\'e}ation, cr{\'e}ation artistique, cr{\'e}ation litt{\'e}raire, cr{\'e}ativit{\'e}, {\'e}criture, litt{\'e}raire, litt{\'e}rature},
	author = {Louise Warren}
}
